Dire que Katherine Hepburn est une légende serait un aphorisme. Celle dont le talent fut couronné à quatre reprises par l’oscar de la meilleure actrice était une avant tout, une femme libre.
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La jeunesse d’une icône
Katherine Hepburn (12 mai 1907 – 29 juin 2003) a grandi au sein d’une famille progressiste. Son père fut un brillant médecin et sa mère une militante farouche en faveur du droit de vote des femmes. Grandir dans cet environnement a permis à la jeune fille de développer, dès son plus jeune âge, une grande indépendance intellectuelle. En 1928, elle sort diplômée du Bryn Mawr College et fait ses débuts à Broadway dans une pièce intitulée Night Hostess. Mais il lui faudra attendre 1932 et la pièce The Warrior’s Husband pour rencontrer le succès et attirer sur elle, les regards des producteurs hollywoodiens.

Une carrière lancée
Katherine Hepburn signe en 1932, un contrat cinématographique et joue dans son premier film, dirigée par George Cukor, elle donne la réplique à John Barrymore dans A Bill of divorcement. Sa carrière est lancée. Un an plus tard, elle remporte l’Oscar de la meilleure actrice pour le film Morning Glory. Mais Katherine est avant tout une femme libre et en 1940, elle décide de jouer et de produire le film The Philadelphia Story. Le film rencontre son public. Mais le meilleur reste à venir.
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Un partenariat fécond
Si Katherine est désormais une actrice reconnue, c’est sa rencontre avec l’acteur Spencer Tracy qui va asseoir sa popularité. Ensemble, ils vont collaborer à neuf films dont Morning Glory (1933) pour lequel, elle recevra un deuxième oscar dans la catégorie de meilleure actrice), Madame porte la culotte (1949), La femme de l’année (1940), Devine qui vient dîner ? (1967). Ce sont des succès incontestables, et le duo n’est plus essentiellement professionnel, ils forment également un couple à la ville. Au début des années 1950, Katherine Hepburn est totalement délivrée de son contrat avec les studios MGM et elle va alors tourner avec John Hutson, le mémorable « L’odyssée de l’African Queen » (1951) aux côtés d’Humphrey Bogart, tourné dans les sublimes décors naturels du Congo. Après cela, sa carrière oscillera entre le théâtre et le cinéma. En 1968, elle reçoit à nouveau l’oscar de la meilleure actrice pour le film remarquable d’Antony Harvey, Un lion en hiver (retraçant l’histoire d’Aliénor d’Aquitaine, alors captive de son époux, Henri II).
La postérité
Katherine Hepburn incarne l’image d’une femme libre. A l’écran, elle choisit d’interpréter des personnages indépendants, forts (lorsqu’elle jouera dans le film Les quatre filles du docteur March, c’est le rôle de Jo, qu’elle incarnera). A la ville, elle conserve cette appétence pour le non-conformisme en portant par exemple, des pantalons à une époque ou le port de celui-ci pour les femmes est proscrit voire prohibé. Bien plus que pour ses rôles, elle a influencé le monde féminin par sa vie, ses prises de positions, son style avant-gardiste. Son audace, dans le choix de ses personnages, a d’ailleurs été saluée en 1999 par l’American Film Institute, qui l’a nommée plus grande légende féminine du cinéma américain.
Katherine Hepburn est une légende ayant fait de sa vie, une ode distinguée de l’émancipation des femmes.
En résumé :
- L’icône du cinéma américain : Katharine Hepburn est une figure emblématique du cinéma hollywoodien, saluée par quatre Oscars de la meilleure actrice, un record. Elle a incarné des rôles puissants et non conventionnels, contribuant à redéfinir l’image de la femme à l’écran.
- Une enfance déterminante : Issue d’un foyer progressiste, elle grandit dans un environnement valorisant l’indépendance intellectuelle et l’engagement civique. Cette jeunesse influencera durablement sa carrière, notamment ses choix de personnages féminins forts et engagés.
- Carrière cinématographique et artistique unique : Dès ses débuts dans A Bill of Divorcement (1932), Hepburn s’impose comme une actrice de talent. Sa filmographie compte des chefs-d’œuvre comme Un lion en hiver, Madame porte la culotte ou L’Odyssée de l’African Queen.
- Une vie marquée par la liberté : Reconnue pour son style avant-gardiste et son rejet des normes, elle porte le pantalon à une époque qui ne le permet pas et choisit ses rôles avec une rare autonomie. Ce féminisme d’avant-garde a fait d’elle une source d’inspiration pour des générations de femmes.
- Un héritage durable et influent : Nommée en 1999 par l’American Film Institute comme la plus grande légende féminine du cinéma américain, Hepburn reste une légende culturelle. Elle a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire du cinéma américain.
