Le parfum ne saurait être considéré comme un simple artifice, car il permet selon, d’affirmer son caractère, de voyager tout en demeurant immobile, de séduire ou encore d’affronter une tendre ou difficile journée, et ce que l’on soit l’une des reines d’Hollywood ou à la tête de la monarchie la plus observée du monde.
- L’Air de rien : un parfum sensuel et chic créé par une actrice et chanteuse britannique
- Une histoire dans l’Histoire : les parfums portés par les acteurs de ce monde
- Un empire, une impératrice et une maison parfumeur incontournable : la recette d’un parfum historique
Une star iconique pour un parfum incontournable
Quelques gouttes de parfum auront suffi à rendre célèbre l’une des plus grandes fragrances de l’histoire, à savoir le n°5 de la maison Chanel, imaginé par le nez Ernest Beaux en collaboration directe avec Mademoiselle Chanel, en 1921. A un journaliste bien curieux, Marilyn Monroe, à qui l’on demandait ce qu’elle revêtait pour dormir, répondit que quelques gouttes du parfum Chanel n°5 lui suffisait. Inutile de préciser que si la notoriété, pourtant déjà existante de cette fragrance audacieuse et hors des sentiers battus, était bien réelle, la réponse de la star propulsa le parfum dans une autre dimension. Il se murmure toutefois que l’icône cinématographique aurait également été une adepte de la marque Floris et de sa fragrance Rose Geranium. Mais, ce n’est pas la seule à apprécier cette fragrance ô combien britannique.
Elégant, mythique et raffiné porter ce parfum, c’est se parer d’une part d’histoire
Une reine raffinée
Elisabeth Windsor, devenue la reine Elisabeth II en 1953, avait un fort allant, elle aussi, pour la marque britannique Floris, mais son choix se portait sur la fragrance White Rose dont les notes sont une invitation à une ballade dans un jardin anglais, le soir après l’ondée ou au petit matin, lorsque la terre fraiche créée un contraste avec le soleil qui commence à réchauffer les fleurs des rosiers encore endormies. La reine Elisabeth II affectionnait particulièrement une autre fragrance cultissime, française cette fois-ci, celle imaginée par Jacques Guerlain pour la maison éponyme en 1912, L’heure bleue. Ces accords ambrés, poudrés et légèrement épicés se mariaient fort bien avec les températures plus clémentes du pays de sa majesté. A la fois raffiné et présent, sans être trop envahissant, ce parfum permettait à la reine une touche personnalisée et subtile dans un quotidien très organisé. Toutefois, la reine Elisabeth II n’était pas la seule à apprécier cette maison de parfum française.

Une fragrance invitant au voyage pour une femme libre
L’actrice américaine Katherine Hepburn appréciait particulièrement la maison Guerlain, tout comme sa majesté, mais une autre fragrance que L’heure bleue avait sa préférence : Vol de nuit. Celle-ci est une véritable invitation à l’aventure, au voyage, à la nuit et à ses voluptés, à l’image du roman de l’aviateur Antoine de Saint-Exupéry qui narra comme personne, les aventures extraordinaires de l’équipage d’un cargo sillonnant l’Amérique du sud. De cet univers envoûtant et étouffant, il ressort des notes chaudes de vanille, de bois et d’épices, nuancées par la fraicheur de la bergamote et la douceur du jasmin. Ce parfum est une ode à la liberté, à l’indépendance et au raffinement.
On n’est jamais mieux servi que par soi-même
Tout le monde connaît, ou presque, l’histoire de Mademoiselle Gabrielle Chanel, tout du moins ce qu’elle a bien voulu en dire. Son célèbre n°5 est porté dans le monde entier par des millions de femmes. Mais Gabrielle Chanel ne serait pas Chanel si elle devait porter le parfum de toutes les femmes. Aussi, alors qu’elle appréciait son numéro 5, elle ne le portait pas. La fragrance de Mademoiselle serait le n°22, que l’on peut se procurait depuis peu dans la boutique de rue Cambon à Paris et dans les points de vente distribuant la collection des exclusifs de la marque. Le n°22 était à l’origine, le vingt deuxième échantillon réalisé par le nez Ernest Beaux, qui présenta selon la légende, 24 fragrances à Mademoiselle Chanel. Elle commercialisa le numéro 5 sous cette dénomination et conserva le n°22 pour elle-même.
Le parfum permet à tous, hommes et femmes confondus, de raconter ce que l’on veut taire, de montrer ce que l’on veut cacher. Par cet acte d’une incroyable intimité qu’est l’accomplissement du geste, se parfumer, on dit bien plus qu’un long discours à qui sait l’entendre.
En résumé :
- Le parfum, révélateur d’identité et d’émotions : Bien plus qu’un simple accessoire de beauté, le parfum exprime la personnalité, les émotions et l’humeur de celui ou celle qui le porte. Il accompagne les instants-clés de la journée, qu’il s’agisse de séduire, de s’apaiser ou d’affronter les défis, et reflète une signature olfactive personnelle.
- Chanel n°5 : parfum culte et icône de séduction : Propulsé au rang de mythe par Marilyn Monroe, le Chanel n°5 est devenu une référence incontournable dans l’univers du parfum de luxe féminin. Ce succès historique s’inscrit dans une stratégie de séduction intemporelle et d’élégance absolue.
- Les parfums royaux, symboles de raffinement : Des figures d’exception comme la Reine Élisabeth II ont porté des fragrances emblématiques telles que White Rose de Floris ou L’heure bleue de Guerlain, illustrant ainsi l’importance du parfum dans l’élégance royale britannique et la parfumerie de prestige.
- Fragrances féminines synonymes de liberté et d’évasion : Avec des créations telles que Vol de Nuit de Guerlain, portée par Katharine Hepburn, le parfum devient un véritable vecteur de liberté, de voyage et d’indépendance, incarnant l’esprit des femmes audacieuses et modernes.
- Parfum sur mesure : l’exemple de Gabrielle Chanel : Mademoiselle Chanel illustre parfaitement l’idée du parfum personnel et exclusif, en choisissant de porter le n°22, une fragrance unique et confidentielle. Cette démarche renforce la dimension intime et identitaire de la parfumerie de créateur.
