Une jeune femme discrète comme compagne du roi : Louise de La Vallière

Une jeune femme discrète comme compagne du roi Louise de La Vallière

L’histoire narre souvent la vie de Madame de Montespan et de Madame de Maintenon, deux femmes ayant conquis le cœur du roi soleil, mais avant elles, il y eut une autre femme pour laquelle le roi eu quelques fougues amoureuses. Voici l’histoire de la discrète Louise de La Vallière.

Une enfance noble

Françoise-Louise est née le 6 août 1644 à Tours. Son père, Laurent de la Baume le Blanc est alors gouverneur du château d’Ambroise et sa mère Françoise le Prévost est la veuve d’un éminent conseiller du Parlement de Paris. La petite fille partage son enfance entre château de la Vallière situé à Reugny (Indre et Loire) et l’hôtel particulier familial de la Crouzille à Tours. Son père décède alors qu’elle n’est encore qu’une enfant et laisse sa mère une seconde fois veuve. Celle-ci va alors épouser en troisième noce, Jacques de Courtarvel, premier maître de l’hôtel de la duchesse d’Orléans, Marguerite de Lorraine et de Gaston d’Orléans, le frère de Louis XIII. Ce mariage oblige la famille « recomposée » à s’établir à Blois, là où Françoise-Louise a comme camarades les princesses Françoise et Elisabeth. Cette éducation partagée avec les enfants royaux lui vaut, lorsque Monsieur épouse Henriette d’Angleterre, de devenir demoiselle d’honneur de Madame (la belle-sœur du roi).

Une favorite qui murmure à l’oreille du roi soleil : Madame de Montespan

La rencontre avec le royal beau-frère

Le roi très proche de sa belle-sœur, entretenait avec elle une amitié forte (certains diront que Louise de La Vallière aurait été la parfaite couverture des amours du roi et de sa belle-sœur), mais Louise ne va pas laisser longtemps sa majesté éloignée de ses charmes. En effet, celui-ci se rapproche inexorablement de la demoiselle qui possède un remarquable talent d’écuyère en plus de ses connaissances approfondies de la littérature, du chants et des arts. Louise de la Vallière devient la maîtresse du roi Louis XIV pour le meilleur et pour le pire.

Une loyauté affirmée

Alors qu’elle est la maîtresse du souverain, une dispute éclate entre le roi et Louise qui s’enfuie aux Tuileries pour se réfugier au couvent de Chaillot. Le roi, fortement épris de la jeune femme, part à sa recherche et la retrouve pour le ramener à la cour. Cette dispute aurait eu pour origine la volonté affichée par Louise de ne pas trahir les secrets de Madame, qu’elle ne peut méconnaître. Cet épisode faisant, le roi installe sa favorite dans un château ayant reçu pour destination initiale de servir de relais de chasse et ce afin de préserver sa mère, Anne d’Autriche qui, comme un certain nombre de personnes, condamne leur relation. Mais le roi n’en eu cure et lorsqu’il fait donner la fête mémorable de 1664 au cours de laquelle Molière et Lully jouent, celle-ci est secrètement dédiée à Louise. A la mort d’Anne d’Autriche, le roi décide de ne plus se cacher et n’hésite pas à afficher publiquement sa liaison avec sa belle amoureuse. Louise et le roi eurent six enfants mais seulement deux survécurent. Le souverain reconnaît leur fils Louis à qui il confère le titre de comte de Vermandois en plus de la charge de superintendant de Marine. Mais comme tout conte de fées, l’histoire se termine.

Une amoureuse discrète à la cour du Roi Soleil

La fin d’un amour

En 1667, Madame de Montespan entre dans la vie de Louise et de facto dans celle du roi soleil, au point qu’elle devient la confidente de la favorite du souverain. C’est à la faveur de cette proximité que Madame de Montespan ravit le cœur du roi à Louise, apportant de la joie et du ravissement dans la vie du monarque, Louise étant d’un naturel très timide et discrète. Par la suite, le roi confère à son ancienne maîtresse le titre de duchesse de La Vallière et lui attribut le château de Vaujours après avoir légitimé leur fille, Marie-Anne. Le cadeau sonne comme la piqûre mortelle du serpent puisque Louise n’est plus la favorite du roi qui lui préfère désormais, Madame de Montespan. Mais alors qu’elle est enceinte une nouvelle fois du roi, pour la dernière fois. Louise après avoir endurée toutes les humiliations, elle trouve refuge dans le religion et fait valoir son souhait d’intégrer le couvent des Carmélites. L’autorisation du roi était un préalable indispensable pour rejoindre l’établissement religieux, ce qu’il refuse de lui accorder dans un premier temps, puis fini par céder. Avant de se retirer, Louise de La Vallière, sollicite le pardon de la reine, ce qui fit grand bruit à la cour. Madame de La Vallière présente ses vœux en 1675 et meurt en 1710 à l’âge honorable de 65 ans, après avoir vécu près de 36 ans en tant que religieuse sous le nom de sœur Louise de la Miséricorde.

De toutes les favorites de Louis XIV, Louise de La Vallière marqua son passage à la cour par l’authenticité de ses sentiments pour le souverain d’une part et le profond respect qu’elle éprouvait pour la reine, bien que favorite de son époux. Louise de la Vallière fut d’une élégance et d’une dignité remarquables.

En résumé :

  1. Louise de La Vallière, première maîtresse de Louis XIV : Avant Madame de Montespan et Madame de Maintenon, Louise de La Vallière fut la première favorite royale du roi soleil, incarnant un amour sincère et discret au cœur de la cour de Versailles.
  2. Une jeunesse noble et une ascension à la cour : Issue de la noblesse provinciale, Louise fut élevée auprès de princesses royales avant de devenir demoiselle d’honneur de Madame, belle-sœur de Louis XIV, ce qui marqua le début de son destin à la cour.
  3. Une femme cultivée et aimée du roi : Brillante cavalière, passionnée de littérature et d’arts, Louise conquit le roi par son raffinement. Leur relation secrète, puis affichée, donna naissance à plusieurs enfants reconnus par le monarque.
  4. De la cour à la foi : un destin unique : Après avoir été évincée par Madame de Montespan, Louise reçut le titre de duchesse de La Vallière, mais choisit de quitter la cour pour devenir religieuse carmélite, sous le nom de sœur Louise de la Miséricorde.
  5. Une favorite royale marquée par la loyauté et la dignité : Contrairement à d’autres favorites, Louise incarna la fidélité amoureuse et le respect de la reine. Son parcours exceptionnel symbolise l’élégance, le sacrifice personnel et la piété en temps de monarchie absolue.

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